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Groupe V A I S S E A U |
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POURQUOI INTRODUIRE DES SAFANES ? |
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LA POÉSIE DES SAFANES; pour une plus grande beauté du cadre de vie.
Safane, le mot lui-même fait allusion au profane et au sacré, à quelque chose qui participe des deux. En plus le safane se voudrait beau, beau des deux côtés: une beauté naturelle, donnée par la nature alliée à une beauté artistique humaine, donnée par l'Homme.
Ces deux aspects de beauté hantent depuis longtemps ceux qui ont essayent de créer des jardins "paradisiaques". Pour se sentir dedans le safane doit être assez grand. Il peut aussi être petit, donc on le regarde d'un point de vue. Il peut aussi s'allonger platement le long d'un mur. Alors on le longe en marchant.
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MONDE DE L'ART: RÉALISME ET FICTION.
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Où commence le safane, où se termine-t-il? Sa jonction avec l'environnement est le plus souvent floue ou progressive. Dans une clairière, il y a bien un bord mais le mariage avec la forêt plus épaisse se fait progressivement. La nature a tout un art pour ses passages. On passe de la beauté de la clairière à la beauté de la forêt en passant par la beauté du seuil, de la zone de passage.
Dans l'espace urbain ces passages existent mais ils sont rares surtout dans les zones où un contrôle et un nettoyage permanent enlèvent toute chance à la nature de se faire belle.
Une ville au rythme contemporain ne laisse plus rien au hasard. L'espace public est quadrillé d'exigences. Indroduire des safanes est donc tout une affaire surtout avec les procédures actuelles. . À NOUVELLES METHODES, NOUVELLES QUESTIONS
Nous proposons une nouvelle méthode, privilégiant la naissance de safanes, en commençant par de tout petits safanes.
L'installation de safanes permet, au travers d'une opération bien concrète, non seulement de poser toutes sortes de nouvelles questions concernant la qualité des espaces publics, mais aussi de proposer des instruments adéquats.
Encore faut-il la permission des responsables de la démocratie. Ce qui demande justification. Vouloir justifier l'installation de safane amène à poser la question des valeurs fondant une démocratie.
La beauté de la nature suffit-elle à l'espace public, qui est un espace profane. Pour vouloir le safaniser donc le transfigurer il faut justifier cette nécessité auprès du politique. Qu'est-ce que la beauté a à faire dans notre démocratie ?
Si les valeurs de partage et de dignité n'ont soi-disant rien à faire avec la beauté, ou l'amour, ou la création artistique, les valeurs démocratiques ne sont alors issues que d'une éthique-tampon, celle qui organise les groupes de pression, bloquant le fonctionnement de la sélection naturelle au niveau de l'Homme.
Si les valeurs de dignité et de partage sont considérées comme soeur de la beauté, de l'amour et de la création artistique, alors elles sont issues d'une éthique ontologique qui dépasse tout le cadre de la sélection naturelle.
Le Bien de l'éthique-tampon n'est pas le Bien de l'éthique ontologique, bien qu'elles se recoupent souvent.
DEUX RAISONS DE CHOISIR LES SAFANES
A première vue les arguments politiques ne traient actuellement pas de cette question. Elle est évacuée puisque confondue avec les intégrismes, c'est mal baré...
Ma question est celle-ci : peut-on progresser avantageusement, donc rendre plus opératives toutes les autres valeurs offertes par nos démocraties si on introduit le discours sur la beauté?
Ceci est la question de base que pose l'installation de safanes. La seconde question est celle-ci. Peut-on se passer de la créations artistique dans l'élaboration du cadre de vie forcément artificiel puisqu'urbain ?
La laideur de beaucoup d'espaces publics justifieraient à eux seuls un apport intensifié de beauté artistique, raison suffisante pour soutenir l'initiative des safanes.
Le safane réintroduit la fiction artistique dans le réalisme naturel.
IL EST L'INSTRUMENT QUI PERMET D'ARTICULER LES DEUX BEAUTÉS: CELLE DE LA NATURE ET CELLE DE L'ART. . . . ...........................................fin de la première partie, seule nécéssaire...
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..................................................petite digression.......LA PRISON DU NEANT, LA LIBERTE DU BIEN.
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Le réalisme matérialiste qui se cache sous les termes de sagesse ou sagesse antique est marquée de l'idéologie du Néant: c'est la croyance que Le Bien ne serait pas notre nature profonde (donc ni la Vie, ni l'Amour, ni la Liberté, ni la Beauté). Ces valeurs seraient retenues dans l'idéalité de notre culture, ne seraient donc accessibles au commun des mortels qu'à condition d'efforts héroïques, de longues études pour accéder à ces abstractions. Traduisez: il faudra payer éternellement rétribution pour qu'elle nous soit distillée dans la juste mesure (lisez: qu'elle donne un gras salaire à celui qui la dispense).
Penseurs, philosophes, psychologues et sociologues devraient se dépêcher de mettre en lumière ce canular à double visage, cette tromperie, voir ce crime. Ce sont des idéologies criminelles parce qu'elles perpétuent la mise à l'écart des moins bien lotis et prétéritent les générations futures. Cette attitude est contraire à ce qui fonde essentiellement nos démocraties et qui lie l'idée de liberté à celle de partage, et qui doit me semble-t-il prendre en compte la beauté.
N'oublions pas que et le nazisme et marxisme-léninisme se sont drapés de l'auréole démocratique, que d'autres régimes douteux parlent de religion et de "bien pour le peuple". Ces expériences nous incitent à ne plus négliger la dimension spirituelle, dont le partage, la beauté et la liberté sont des critères de base, inséparables les uns des autres. Leur manque en aval est révélateur de ce qui se passe en amont, c'est-à-dire au niveau des blocages idéologiques dont l'explication est simple: elles produisent des avantages financiers et de pouvoir.
Comment peut-on nous faire croire qu'une organisation sociale basée sur les privilèges du riche, donc du pouvoir de l'argent, des intellectuels ayant bon salaire, donc du pouvoir culturel, des institutions cléricales, donc du pouvoir religieux, finirait, en fin de parcours, à produire un bien satisfaisant ?
Nous sommes au coeur de la problématique dévoilée par Dostoievski dans sa fiction du grand inquisiteur. . . . .
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LE BIEN, LA VéRITé, FRATERNITé,BEAUTé, CONFORT, SANTé SéCURITé...
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La création artistique est un moyen non aliénant, puisqu'il demande des actes existentiels....
Le cosmos est sous nos pieds: nos espaces publics. Ils sont le sol de base de nos démocraties. . Et ces espaces ont absolument besoin d'être mieux qualifiés.? Proposer la création de safanes, c'est vouloir introduire la question de l'art dans l'espace public, cet espace ouvert à tous.
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MARCHÉ LIBRE CONTRÔLÉ PAR LA DEMOCRATIE = INSUFFISANT.
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Insuffisant quand on accroche la démocratie à l'éthique tampon...
On a cru que dans une organisation de la société de type libéral, devenue plus démocratique, chacun étant à sa place à chaque niveau, une justice régulant les abus et l'équilibre des marchés, on pourrait répondre aux aspirations fondamentales de chaque habitant de cette planète. Que de grains de sable dans cette horloge... La raison nous dit que tout n'est pas faux mais qu'il manque des termes à l'équation.. On refuse de voir que la "voie étroite" est celle d'une petite structure ( puisqu'on aime les structures !) permettant à chacun d'être créatif dans son environnement direct : la petite entreprise, le petit groupe. A partir de là les choses deviennent plus claires. On dira "à dimension humaine". Un être humain non aliéné donc enthousiaste convie les énergies, les démultiplie par alliance et synergie, engendrant forcément l'abondance, et le partage devient naturel... voilà ce sur quoi l'écologie ou la bio-économie débouchera forcément: stimuler des nouveaux modes de travail en formation de groupe. Le temps de la production industrielle doit être limité pour certains produits. Le temps de demain est le temps qui permet à la vocation de se faire entendre.
Dans cette optique l'art a un nouveau rôle à jouer surtout si nous pouvons le mettre à l'oeuvre dans la vie quotidienne.
LE SAFANE EST UN ACTE MODESTE QUI OUVRE LE QUOTIDIEN À CES GRANDES QUESTIONS.
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BRÛLONS LES SPECTRES DU POUVOIR ALIÉNANT...
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Cela signifie qu'il est juste de suivre des politiques de développement harmonieux à long terme, cela signifie une saine gestion économique, mais aussi et surtout une non-aliénation de l'individu, donc des changements de procédure. Cela signifie que l'individu doit pouvoir rester en contact avec son monde intérieur quand il travaille. L'exemple de ce travail est le travail de l'artiste.En effet il reste constamment en relation avec les parties profondes de son âme.Chacun doit pouvoir faire ce genre de travail. Il n'y a aucune raison que le mécanisme de ce travail reste confiné à l'atelier d'un peintre... Cela signifie que ce travail non aliénant devra être celui d'un créateur d'art (sortons du poncif qui ne voit créateur que le fabriquant de tableaux , un designer enjoliveur ou un concepteur). L'art a affaire avec l'âme, non seulement avec la partie de l'âme traitée par les psys mais aussi avec la partie qui communie profondément avec les autres hommes ou âmes, et tout un monde encore inconnu de nous. C'est de ce niveau que nait la Beauté. Elle ne nait jamais seule. L'âme n'est pas une déesse spectrale, elle est l'instrument de l'envol de l'homme. C'est de ce niveau que se distingue le joli du beau. Brûlons les spectres du joli..
Nous proposons de travailler des safanes pour sortir de l'obscurité des spectres de notre culture.
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TOUTES SORTES DE SONORITES |
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UNE VRAIE BEAUTE POUR TOUS
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 Nous proposons la création de SAFANES, c'est-à-dire de petits endroits qui explicitement sont profanes et pourtant imprégnés d'une beauté insérée dans l'environnement pour le rende plus harmonieux. L'harmonie requise ici est plus que l'harmonie de la nature qu'on peut trouver dans des endroits abandonnés, c'est une harmonie qui fait sentir le sacré, donc la présence de Dieu. Les safanes se situent parmi les autres fonctions du cadre de vie, ne les gênant aucunement, utilisant parfois à leur insu les objets qui y sont utilisés. C'est un instrument de transfiguration. Il peut se positionner dans une opération de réparation ou d'amélioration d'autres fonctions (sécurité, confort, nettoyage etc.). Le SAFANE est à disposition gratuitement, n'a pas d'obligation de genre ou de style ou d'école. On peut passer devant ou parmi, librement, en accepter ou non la beauté, sans pour autant l'offenser. Il peut être entretenu par les usagers de l'endroit, demande de l'attention mais peu de travail. Il est modeste.
Antoine Piron
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