|
|
 |
| |
Groupe V A I S S E A U |
 |
|
| |
 |
AMALGAME UNITE ART |
 |
|
| |
LA BEAUTE EST TOUJOURS ACCOMPAGNEE D'UNE IMPRESSION D'UNITE
|
La musique ? Cet art touche physiquement la peau de l'homme grâce à l'air . Les ondes de toutes origines se mêlent entrant en résonance dans un même milieu. C'est très matériel et répond facilement au critère d'unité et d'harmoniques. Peut être écouté ensemble ou seul.
Pourquoi l'écriture est-elle très particulière ? Parce qu'au-delà du beau livre qui est un service rendu par les arts plastiques, rien de matériel ne touche les sens si ce n'est un outil de transmission "neutre" formé de lettres abstraites de syllabes et de consonnes vues par l'oeil ou entendue par l'oreille. C'est le royaume de la fiction transmissible à un individu à la fois, d'une musique dans les mots jouant avec des significations et des images mais pour un seul individu à la fois si c'est lu: une conversation silencieuse.
La danse ? est faite pour s'éprouver en dansant soi-même.
Le spectacle ? C'est avant tout social.
Les arts visuels (photo, cinéma, vidéo, ordinateur, art contemporain, médias mixtes) servent à animer le champ culturel. Leur abondance et leur vitesse d'élaboration en fait une profusion telle que le spectateur a déjà pris l'habitude de zapper constamment au propre et au figuré.
Les arts plastiques ? Ils forment la catégorique la plus "plouc", C'est fixé dans une longue durée, difficile à faire et constitué d'amalgames de matière . Si on parle de l'unité de l'oeuvre c'est d'abord par la signature. Cela est significatif pour une esquisse, un modelage, une sculpture sur pierre ou bois, une peinture. Ces amalgames de matière permettent de garder l'emprunte du rythme somatique de l'auteur, la signature ne faisant que répéter ce qui est déjà là. Mais dès le départ, il y a 35.000 ans ou plus, la peinture murale était un amalgame déjà fortement hétérogène (de la roche de support plus une couche carbonatée, comme la fresque). Dans la tribu d'alors, chacun connaissait son rôle et celui des autres. L'unité dont ces oeuvres témoignent est celle de la vie des êtres, des choses dans leur communauté. L'hétéroclite ou l'amalgame ne devaient pas poser de problème.
Les arts plastiques concernent des espaces souvent plus grands que l'homme et formés de strates appartenant à plusieurs générations. Cela forme donc d'évidentes juxtapositions d'éléments très différents, minéraux et végétaux. Cela donne de grands écarts catégoriels par rapport au principe d'unité qui est toujours présent lorsque est perçue la beauté.
La beauté d'un environnement fait de main d'homme est rare et quasi miraculeuse. L'ambition de le réaliser ne manque pas. Hélas les réalisations sont médiocres, les nouveaux jardiniers,et tous ceux qui ont cette ambition en organisant des expositions d'oeuvres d'art, ont beaucoup de peine. Les conditions d'élaboration n'y sont pas favorables, vu qu'on travail seulement pour le court-terme.
S'il y a un nouvel art à promouvoir aujourd'hui ce n'est pas dans le multimédia mais bien dans un nouveau rapport entre les arts plastiques et l'environnement quotidien, les espaces publics, plus particulièrement les démospaces (voir signification dans le menu Glossaire). Aucune procédure n'est actuellement adéquate, c'est pourquoi nous proposons une nouvelle approche par le biais des safanes et des ateliers urbains.
Le traitement du cadre minéral et végétal doit convier toutes sortes de domaines des sciences exactes et humaines. La question est : comment établir des liens cohérents entre les différentes courbes de vieillissements (ou courbes de vie) dont sont faits les pièces de cet AMALGAME ? Entrent en ligne les conditions atmosphériques, l'histoire des lieux,donc l'histoire, mais aussi la situation sociale du démospace et, bien entendu, les actes artistiques prévisibles.
Cette approche franchement nouvelle peut être pratiquée si l'on est convaincu que ce champ d'activité est praticable, qu'il est disponible pour le bien de nos populations, qu'il est adapté à une démocratie participative, et qu'il est enthousiasmant pour les artistes. Cette position, si elle s'avère bonne et juste, nous oblige à des justifications "par le haut" d'abord, puisque le bien n'est pour l'instant pas naturel et qu'il se rattache à quelque chose de haut, du côté du coeur... Une approche prudente commence par l'analyse du sentiment d'aliénation qui surgit si souvent. Puis on peut avancer l'hypothèse que l'espace public demande de nouvelles formes de création artistique, une création en formation de groupe etc. etc ce qui mène aux nouveaux concepts d'atelier urbain, de safane, et du travail d'esquisse..
Si cela demande une nouvelle manière ce considérer le fonctionnement de l'homme en temps que corps,esprit et âme, il faut convier l'intelligence à ce nouveau défi . En effet, la conception de l'âme que je cherche auprès des religieux, des mystiques, des psychologues et des philosophes ne me permet pas d'imaginer l'intelligence spirituelle nécessaire pour transfigurer le cadre de vie. Ce cadre de vie est en liaison avec l'ensemble de la planète, avec le social, l'économique. C'est un amalgame compliqué qui peut expliquer sa médiocrité actuelle. Cette médiocrité dit que les méthodes actuelles ne sont pas les bonnes.
Moi, je n'accepte cette situation que momentanément et je cherche à prendre contact avec ceux qui osent chercher de nouveaux postulats permettant de traiter cette question difficile: la question du sentiment de la beauté, (toujours accompagnée d'une impression d'unité) ce sentiment qui devrait surgir de la qualité du cadre de vie des démospace, qualité qui doit être fabriquée, faite ensemble (par le démos). Il y faut un nouveau fonctionnement de l'art.
|
|
| |
| |
|
|
|
|
|
|